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Crinière de lion

La Crinière de Lion : le champignon qui relie le cerveau et le ventre

Hericium erinaceus

Une rencontre

Il y a des champignons que l'on cultive, et il y a ceux qui nous enseignent.

La première fois que j'ai récolté une Crinière de Lion dans notre salle de fructification, à Coublevie, au pied de la Chartreuse, je suis resté silencieux un moment. Cette cascade blanche d'épines souples, suspendue à son substrat comme une barbe de sage, n'avait rien de la forme habituelle d'un champignon. Pas de chapeau, pas de pied, pas de lamelles. Juste une chevelure vivante, d'un blanc ivoire, qui semblait descendre du bois comme une source descend de la montagne.

Le vivant ne se trompe pas de forme. Quand un organisme ressemble à ce point à un tissu nerveux ramifié, il y a au moins une invitation à regarder de plus près. Comme une porte qu'on ouvre.


I. Son histoire : de la montagne japonaise à nos assiettes

Le champignon des moines de la montagne

Au Japon, on l'appelle Yamabushitake, littéralement « le champignon des moines de la montagne ». Les yamabushi étaient ces ascètes du shugendō qui pratiquaient l'éveil dans les forêts et les sommets, et dont le vêtement de cérémonie portait un ornement frangé rappelant les épines pendantes du champignon.

En Chine, il se nomme Houtou, « tête de singe ». En France, nous disons Crinière de Lion, ou parfois Hydne hérisson. Son nom latin dit les deux choses à la fois : Hericium, du hérisson, et erinaceus, qui veut dire exactement la même chose. Les botanistes ont été frappés deux fois par la même évidence.

Un usage ancien, mais un usage honnête

La médecine traditionnelle chinoise et japonaise l'utilise depuis des siècles, et il est important de dire pour quoi : principalement pour les troubles gastro-intestinaux, les affections du foie et des reins, les désordres de la rate, et la régulation du cœur<sup>[1]</sup>. Les peuples autochtones d'Amérique du Nord s'en servaient aussi, notamment comme préventif des saignements<sup>[1]</sup>.

Je souligne ce point parce qu'il est souvent effacé par le marketing contemporain. La tradition n'en a pas d'abord fait un champignon du cerveau. Elle en a fait un champignon du ventre. C'est la recherche moderne, à partir des années 1990, qui a découvert sa dimension neurologique.

Autrement dit : la tradition et la science ne se contredisent pas ici. Elles éclairent deux faces du même organisme. Et comme nous le verrons, l'axe intestin-cerveau nous apprend aujourd'hui que ces deux faces n'en font peut-être qu'une.

Un champignon devenu rare

Voici une donnée que peu de vendeurs de compléments mentionnent, et qui me tient à cœur en tant que myciculteur : en 2003, Hericium erinaceus a été inscrit sur la liste rouge des espèces menacées ou éteintes dans 13 pays européens sur 23, à cause de la disparition de ses habitats naturels.

C'est un saprotrophe qui vit sur les feuillus, souvent les chênes, hêtres, érables, noyers et ormes, parfois morts ou mourants. Il a besoin de vieilles forêts, de bois mort debout, de ces écosystèmes que la sylviculture intensive efface.

Cultiver la Crinière de Lion, c'est protéger celle qui reste dans nos forêts.

II. Son originalité : ce qui ne ressemble à rien d'autre

Deux familles de molécules, deux lieux de naissance

C'est ici que la Crinière de Lion devient véritablement singulière, et c'est le point le plus important de tout cet article.

Ce champignon produit deux familles de molécules distinctes, dans deux parties différentes de son corps :

Les héricénones Les érinacines
Où Le carpophore (la partie fructifère, ce que l'on mange) Le mycélium (le réseau filamenteux)
Nature Méroterpénoïdes aromatiques Diterpénoïdes de type cyathane
Découverte Kawagishi et coll., 1990-1991 Kawagishi et coll., 1994-1996

Les deux familles sont de petites molécules relativement hydrophobes, et les deux stimulent la synthèse du facteur de croissance nerveuse (NGF) in vitro.

le NGF compte

Le NGF appartient à la famille des neurotrophines, avec le BDNF et le GDNF. Ce sont les molécules qui soutiennent la croissance, la différenciation et la survie des neurones, les fonctions synaptiques et la plasticité neuronale

L'équilibre entre les processus neurodégénératifs et neurorégénératifs dépend largement de la disponibilité et de l'activité de ces facteurs neurotrophiques. C'est pourquoi des substances qui leur ressemblent, ou qui induisent leur production, intéressent tant la recherche sur les maladies neurodégénératives

Au-delà du cerveau : une myriade de bienfaits intégratifs ?

La revue de Szućko-Kociuba et coll. (2023) documente un ensemble de propriétés : antioxydantes, anti-inflammatoires, hypolipidémiantes, antimicrobiennes, hypoglycémiantes et antidiabétiques. Le champignon inhibe aussi la cytotoxicité du bêta-amyloïde et protège les cellules nerveuses de la mort causée par le stress oxydatif ou le stress du réticulum endoplasmique

Une précision d'intégrité : la majorité de ces résultats proviennent de modèles animaux et cellulaires. Ce sont des pistes sérieuses, qui nécessitent davantage de recherche et d'études cliniques.

III. Etude des bienfaits, ce que des essais cliniques montrent

L'essai fondateur : Mori, 2009

Trente adultes japonais de 50 à 80 ans, diagnostiqués avec un trouble cognitif léger, ont reçu quatre comprimés de H. erinaceus trois fois par jour pendant 16 semaines, en double aveugle contre placebo

Les résultats ont montré une amélioration des fonctions cognitives, progressive aux semaines 8, 12 et 16. Un point mérite d'être retenu : les bénéfices se sont estompés après l'arrêt, ce qui suggère un soutien à entretenir plutôt qu'un gain acquis définitivement.

L'essai le plus long : Li, 2020, sur l'érinacine A

C'est à mes yeux l'étude la plus intéressante, parce qu'elle est la plus longue et la mieux caractérisée.

Des patients atteints de maladie d'Alzheimer légère ont reçu de l'extrait de crinière de lion pendant 49 semaines en double aveugle contre placebo, après 3 semaines de sevrage.

Résultats, cités précisément :

  • Dans le groupe placebo, une baisse significative du score CASI (Cognitive Abilities Screening Instrument)
  • Dans le groupe traité, une amélioration significative du score MMSE (Mini-Mental State Examination)
  • Une différence significative entre les deux groupes sur le score IADL (activités instrumentales de la vie quotidienne)
  • Une meilleure sensibilité aux contrastes visuels dans le groupe traité
  • Seul le groupe placebo a vu baisser significativement des biomarqueurs comme le calcium, l'albumine, l'apolipoprotéine E4, l'hémoglobine et le BDNF, et s'élever l'alpha1-antichymotrypsine et le peptide bêta-amyloïde 1-40
  • En imagerie par tenseur de diffusion, le coefficient de diffusion apparent du faisceau arqué de l'hémisphère dominant a augmenté significativement dans le groupe placebo, sans différence significative dans le groupe traité

Ce que cela raconte : le signal le plus fort est l'absence de dégradation. Le placebo décline, le groupe traité tient. En maladie neurodégénérative, tenir est déjà beaucoup.

Tolérance : hormis quatre sujets sortis de l'étude pour gêne abdominale, nausées et éruption cutanée, aucun autre effet indésirable n'a été rapporté

Limite : il s'agit d'une étude pilote

Humeur et sérénité : Nagano, 2010

Trente femmes ont été réparties aléatoirement entre un groupe H. erinaceus et un groupe placebo, et ont consommé des biscuits pendant 4 semaines. Les scores de dépression et d'anxiété ont diminué dans le groupe actif.

C'est un signal encourageant étudié sur 30 personnes, 4 semaines, avec des jeunes adultes en bonne santé

Dans un essai randomisé contrôlé mené chez de jeunes adultes, ni la supplémentation à court terme ni celle à plus long terme n'a réduit le déclin cognitif ou amélioré la fonction cognitive globale

Une étude pilote en double aveugle a toutefois observé qu'après une dose unique, les participants étaient plus rapides à la tâche de Stroop 60 minutes après la prise (p = 0,005), et que le stress subjectif était réduit. Les auteurs concluent prudemment que H. erinaceus « pourrait améliorer la vitesse de performance et réduire le stress subjectif chez de jeunes adultes en bonne santé ».

Il semble que les bénéfices cognitifs les plus solides concernent les personnes dont la fonction cognitive est déjà fragilisée. Chez un jeune adulte en pleine santé les données suggèrent une amélioration de la vitesse de réalisation, ainsi qu'une diminution stress ressenti.

Le ventre, encore et toujours

Revenons au commencement. La tradition disait déjà à l'époque : le ventre.

La recherche contemporaine documente une activité sur les maladies inflammatoires de l'intestin, démontrée dans plusieurs expérimentations animales, ainsi que des propriétés protectrices gastro-intestinales. H. erinaceus semble favoriser également la croissance de bactéries intestinales bénéfiques, avec un effet positif additionnel sur la fonction cognitive dans un modèle de souris âgées.

Les preuves issues d'essais humains restent limitées sur le versant intestinal.

Les moines de la montagne l'utilisaient pour le ventre. Nous l'étudions pour le cerveau. Et l'axe intestin-cerveau nous enseigne que ces deux savoirs pourraient bien n'en être qu'un seul continuum.

IV. Quelles sont les meilleures manières d'utiliser la crinière de lion ?

1. En cuisine : le champignon fraîchement récolté

La Crinière de Lion fraîche a une chair ferme, filandreuse, d'une texture étonnamment proche de celle du crabe ou du homard. C'est un vrai champignon gastronomique, et c'est aussi la manière la plus ancienne et la plus joyeuse de l'accueillir.

méthode :

  • Déchirer le carpophore à la main en lanières plutôt que le couper au couteau. La fibre se révèle mieux.
  • Poêle bien chaude, sans matière grasse d'abord. La Crinière de Lion contient beaucoup d'eau. Laissez s'évaporer l'eau complètement.
  • Puis ajouter un bon corps gras. Les molécules d'intérêt sont relativement hydrophobes, et un lipide de qualité est leur véhicule naturel. Huile d'olive vierge, beurre clarifié.
  • Saler en fin de cuisson. Sel non raffiné évidemment.
  • Dorer jusqu'à obtenir des bords caramélisés. C'est là que naît le goût, comme pour les pleurotes.

Erreur fréquente, et je l'ai faite au début : mettre le gras trop tôt. On obtient alors un champignon "bouilli"  dans l'huile, mou et un peu plus fade.

Un repère de bon sens : un plat de champignons frais n'est pas une supplémentation. C'est une nourriture. Les deux sont bons, ils ne font pas la même chose.

2. En extrait : pourquoi la double extraction

Ici je parle de ce que nous pratiquons

La Crinière de Lion contient deux types de composés aux solubilités opposées :

  • Les bêta-glucanes et autres polysaccharides, hydrosolubles, enfermés dans une paroi de chitine que notre digestion ne sait pas. bien "ouvrir" seule
  • Les héricénones et érinacines, molécules relativement hydrophobes, qui ne passent pas bien dans l'eau seule

Une extraction à l'eau chaude seule laisse les secondes derrière elle. Une extraction alcoolique seule laisse les premiers. C'est pourquoi nous pratiquons une double extraction prolongée, sans ultrasons, pour aller chercher les deux familles sans brutaliser la matière.

3. La durée

Les essais qui ont montré des bénéfices cognitifs ont duré 16 semaineset 49 semaines. Celui sur l'humeur, 4 semaines<. L'effet observé après une dose unique portait sur la vitesse de traitement et le stress ressenti, pas sur la mémoire.

Dans l'essai de Mori, l'amélioration était progressive, mesurée aux semaines 8, 12 et 16

Conclusion pratique : une cure de dix jours de Crinière de Lion ne vous apprendra pas suffisemmentr sur la Crinière de Lion. Comptez deux à trois mois pour juger, et sachez que les bénéfices se sont estompés à l'arrêt dans l'essai fondateur.

C'est un allié de fond, pas un stimulant. Il ne travaille pas à la place de votre cerveau. Il soigne le terrain sur lequel votre cerveau travaille.

4. Le rythme et les synergies

Le moment : je conseille la prise le matin et à midi, avec un repas contenant un corps gras. Pour les personnes sensibles, éviter la fin de journée : la Crinière de Lion est un champignon de clarté et d'activité, pas de sommeil. Pour le sommeil, c'est le Reishi qu'il faut appeler, et c'est d'ailleurs pourquoi le duo des deux a du sens, l'un pour le jour, l'autre pour la nuit.

Avec quoi : les molécules étant hydrophobes, un repas contenant des bonnes huiles et des omega3  est votre meilleur allié. Pas besoin de plus compliqué.

La neuroprotection s'obtient aussi par la réduction du stress oxydatif, l'inhibition de l'inflammation, l'amélioration de la fonction mitochondriale et du flux sanguin cérébral. Le sommeil profond, la respiration ample, le mouvement quotidien, le jeûne occasionnel, le silence intérieur et la paix dans les relations agissent sur ces mêmes leviers, et ils sont gratuits.

Un champignon médicinal soutient une hygiène de vie, nous pourrions aussi dire un Art de vivre. Il ne la remplace jamais.

NB : des effets indésirables rapportés dans l'essai long ont été des gênes abdominales, nausées et éruptions cutanées, chez quatre participantsC'est un champignon : toute allergie connue aux champignons contre-indique son usage

  • Grossesse et allaitement : données insuffisantes, je ne le recommande pas
  • Traitement anticoagulant, chirurgie programmée, traitement en cours : parlez-en à votre médecin avant

V. Pour finir ce que la crinière de lion peut nous apprendre

Ce qui me touche le plus dans la Crinière de Lion, ce n'est pas sa liste de molécules. C'est sa manière d'être au monde. Elle pousse sur le bois mourant. Elle prend ce qui se termine et en fait de la matière à nouveau vivante. Ce champignon médicinaux, comme d'autres, est une réponse du vivant à la dégradation.

Et ce qu'elle semble faire en nous, pour autant que la science le laisse entrevoir, suit la même logique. Elle semble soutienir notre capacité propre à nous régénérer, à refaire des liens, à laisser pousser des connexions.

Il y a quelque chose de juste là-dedans, et ce n'est probablement pas un hasard. La régénération est un mouvement naturel du vivant quand on cesse de l'empêcher.

Ce champignon ne vous fera pas un tout nouveau cerveau, mais il pourrait peut-être vous aider patiemment sur des mois, à prendre soin et aimer celui que vous avez déjà. Et c'est infiniment plus beau.

Que votre chemin vers la Pleine Santé soit aussi passionnant que joyeux et lumineux.

Nicolas Pasqual
Biologiste Thérapeute, myciculteur en Chartreuse
La Maison des Bons Champignons, Coublevie, Sept 2026



Notes et références scientifiques

[1] Szućko-Kociuba I., Trzeciak-Ryczek A., Kupnicka P., Chlubek D. « Neurotrophic and Neuroprotective Effects of Hericium erinaceus », International Journal of Molecular Sciences, 2023 ; 24(21):15960. DOI : 10.3390/ijms242115960. PMID : 37958943. (Noms traditionnels Yamabushitake et Houtou, usages traditionnels gastro-intestinaux, hépatiques, rénaux, spléniques et cardiaques, usage amérindien préventif des saignements, écologie sur feuillus, inscription en 2003 sur la liste rouge dans 13 pays européens sur 23.)

[2] Kawagishi H., Ando M., et coll. « Hericenones C, D and E, stimulators of nerve growth factor (NGF) synthesis, from the mushroom Hericium erinaceum », Tetrahedron Letters, 1991. (Isolement des héricénones C, D et E du carpophore et mise en évidence de leur activité stimulante sur la synthèse du NGF.)

[3] Kawagishi H., et coll. « Erinacines E, F, and G, stimulators of nerve growth factor (NGF) synthesis, from the mycelia of Hericium erinaceum », travaux publiés entre 1994 et 1996. (Caractérisation structurale par analyse spectroscopique et radiocristallographique des érinacines issues du mycélium.)

[4] Li I.-C., Chang H.-H., Lin C.-H., Chen W.-P., Lu T.-H., Lee L.-Y., Chen Y.-W., Chen Y.-P., Chen C.-C., Lin D. P.-C. « Prevention of Early Alzheimer's Disease by Erinacine A-Enriched Hericium erinaceus Mycelia Pilot Double-Blind Placebo-Controlled Study », Frontiers in Aging Neuroscience, 3 juin 2020 ; 12:155. DOI : 10.3389/fnagi.2020.00155. PMID : 32581767. Section Introduction. (Synthèse critique de l'état de l'art : héricénones issues du carpophore et érinacines du mycélium, nature hydrophobe et de faible poids moléculaire, échec des héricénones à induire le gène du NGF en cellules 1321N1 (Mori et coll., 2008), action de l'érinacine A sur le NGF du locus coeruleus et de l'hippocampe du rat (Shimbo et coll., 2005), franchissement vérifié de la barrière hémato-encéphalique par les seules érinacines A et S, controverse persistante sur les héricénones, rappel du protocole et des limites de caractérisation de Mori et coll., 2009.)

[5] Szućko-Kociuba I., et coll., op. cit. (réf. 1), sections Introduction et 1. (Rôle du NGF, du BDNF et du GDNF, équilibre neurodégénération/neurorégénération, mécanismes de neuroprotection dont stress oxydatif, inflammation, apoptose, fonction mitochondriale et flux sanguin cérébral, propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, hypolipidémiantes, antimicrobiennes, hypoglycémiantes et antidiabétiques, inhibition de la cytotoxicité du bêta-amyloïde, prédominance des modèles animaux, appel explicite à la standardisation des compléments.)

[6] Mori K., Inatomi S., Ouchi K., Azumi Y., Tuchida T. « Improving effects of the mushroom Yamabushitake (Hericium erinaceus) on mild cognitive impairment: a double-blind placebo-controlled clinical trial », Phytotherapy Research, 2009 ; 23(3):367-372. PMID : 18844328. (Essai fondateur : 30 adultes japonais de 50 à 80 ans en trouble cognitif léger, 4 comprimés 3 fois par jour, 16 semaines, double aveugle contre placebo.)

[7] Li I.-C., et coll., op. cit. (réf. 4), Abstract. (Résultats de l'essai à 49 semaines : protocole 3 gélules de 350 mg à 5 mg/g d'érinacine A, baisse significative du CASI sous placebo, amélioration significative du MMSE sous traitement, différence significative d'IADL, meilleure sensibilité aux contrastes, évolutions des biomarqueurs dont BDNF et bêta-amyloïde 1-40, imagerie par tenseur de diffusion du faisceau arqué et du cingulum parahippocampique, tolérance et quatre sorties d'étude.)

[8] Nagano M., Shimizu K., Kondo R., Hayashi C., Sato D., Kitagawa K., Ohnuki K. « Reduction of depression and anxiety by 4 weeks Hericium erinaceus intake », Biomedical Research (Tokyo), 2010 ; 31(4):231-237. PMID : 20834180. (30 femmes randomisées, biscuits enrichis contre biscuits placebo, 4 semaines, réduction des scores de dépression et d'anxiété.)

[9] Essai randomisé contrôlé de supplémentation en Hericium erinaceus chez de jeunes adultes, synthèse publiée en février 2024. (Ni la supplémentation à court terme ni celle à plus long terme n'a réduit le déclin cognitif ni amélioré la fonction cognitive globale chez de jeunes adultes en bonne santé. Référence consultée via la fiche de synthèse Examine.com ; identification bibliographique complète de l'essai primaire non disponible dans la source consultée.)

[10] Docherty S., Doughty F. L., Smith E. F. « The Acute and Chronic Effects of Lion's Mane Mushroom Supplementation on Cognitive Function, Stress and Mood in Young Adults: A Double-Blind, Parallel Groups, Pilot Study », Nutrients, 2023 ; 15(22):4842. DOI : 10.3390/nu15224842. (Après dose unique, performance plus rapide à la tâche de Stroop à 60 minutes, p = 0,005 ; réduction du stress subjectif ; conclusion prudente des auteurs sur la vitesse de performance.)

[11] « Effect of erinacine A-enriched Hericium erinaceus supplementation on cognition: A randomized, double-blind, placebo-controlled pilot study », Journal of Functional Foods, 2024. DOI : 10.1016/j.jff.2024.106132 (article S1756464624001221). (Erinacines comme diterpénoïdes de type cyathane extraits du mycélium ; promotion de la croissance de bactéries intestinales bénéfiques avec effet positif additionnel sur la fonction cognitive en modèle murin âgé ; amélioration des capacités cognitives rapportée chez des adultes âgés en bonne santé.)

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